Vient de paraître (dans le volume Jean-Paul Michel la surprise de ce qui est, Classiques Garnier, 2018, pp. 137-147) mon dernier texte « Figure de choses » qui est, à mes yeux et à ce jour, la pointe la plus avancée de mon travail. Là où j’en suis en somme.

En voici l’incipit :
« L’être  n’a pas tant été oublié que simulé »

Et le cœur :

« Nous devrions savoir depuis Kant que la substance même de la présence  n’est rien autre chose que la durée, que la présence n’est que le prête-nom derrière lequel le temps voudrait faire oublier son idéalité de sens interne et figurer  l’être, dehors. Nous aurions dû aussi reconnaître  l’événement pour ce qu’il est, à savoir un pur éclat de notre sens interne. Mais  l’équivoque de  l’être et de  l’événement  n’a cessé de nous leurrer. Le temps a été, pour Husserl  comme pour Heidegger, le moyen  d’introduire  l’horizon  d’un sens dans  l’être, sens qui ne serait pas de  l’homme mais de  l’être lui-même. Heidegger soutient dans « Temps et être » que « le temps nous a atteint», et demande en  conséquence : «  l’homme est-il le donateur du temps, ou bien celui qui  l’accueille ? ». Toute cette pathétique du temps  n’a fait que simuler l’extériorité de  l’être. »

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