Catégorie : Pour saluer…


Au duo initié par Footit et Chocolat du clown blanc opposé à l’auguste comme le père au fils, les Fratellini substituent un trio de frères composé d’un clown blanc et de deux augustes (cf. P. R. Lévy, Les Fratellini, Actes Sud, 1997).

Ce trio permet de penser la fraternité en tant que telle, comme relation horizontale de frère à frère, délestée de la tutelle verticale de toute figure paternelle, comme j’en avais fait la remarque à R. Debray venu présenter son livre sur “le principe fraternité” en Martinique pour les 20 ans du prix Carbet : tous les frères qu’il mentionnait se définissaient par la dépendance du père. Les apôtres étaient son archétype.

Aujourd’hui je dirais, inspiré par la redécouverte par Kant de la simultanéité comme mode du temps, que la relation au père dépend de la succession et fixe une généalogie qui va du passé vers le présent, les frères descendant du père, alors que les frères sont les uns pour les autres des contemporains qui existent en même temps dans une relation réciproque de simultanéité.
Aussi bien la relation de fraternité relève-t-elle des vertus politiques du contemporain : je ne passe pas avant l’autre (domination de type coloniale), l’autre ne me précède pas (relation éthique : Levinas), nous sommes des contemporains (relation politique : laïque ?).
Le cirque aussi est chose sérieuse, et le clown, sous ses airs de pitre inoffensif, est tout aussi armé que guignol. Un clown, un guignol, un charlot : il faut savoir deviner la charge de contestation qui se trame derrière ces rebuts dont la société se moque sans se douter que le rire est une arme à double tranchant.

« … je me définis volontiers comme un contrebandier de la philosophie enveloppant les concepts de Platon, de Kant et de Spinoza dans un manteau d’images enfantines. »

Le Spectre du possible paraît en mars 2016 chez Kimé.

Retour sur la question « Qu’est-ce que la philosophie ? » (ou le problème tu)

http://blogs.mediapart.fr/blog/guillaume-pigeard-de-gurbert/201015/hommage-deleuze

Arts de la rue

Hommage à Michel Crespin qui vient de disparaître, artiste de plein air, qui avait appris à marcher sur le fil auprès du funambule Michel Brachet, le Diable Blanc, figure proche de Jean Digne et du Relais Culturel d’Aix-en-Provence.

http://www.humanite.fr/les-arts-de-la-rue-en-deuil-551420

Quand les objets sortent du sillon tracé par l’usage ordinaire pour déborder leur fonction… Des fourchettes ballerines dans The Kid à l’avion agricole « sulfatteuse » de North by Northwest : Chaplin précurseur d’Hitchcock

Martinique des artistes

Jean-Luc de Laguarigue, photographe, parle de « Nord-Plage », son dernier travail

et Victor Anicet de la « Vision des vaincus » :

http://www.atv.mq/replay_terre-dartistes_25-1697_exposition-du-photographe-jean-luc-de-laguarigue.html

Adieu au langage

Godard filme l’impossible : l’antique nuage cathodique sur un écran plasma, comme si les ocres de Lascaux hantaient la peinture à l’huile.

Quand Jekyll et Hyde finit, la mire apparaît : admirer, mirer, voir double.

Le regard de l’animal : écran où voir la mer du Mépris allée avec  le ciel de Pierrot le fou. Godard raccorde l’éternité de Rimbaud au dehors de Rilke.

Joropo de Moises Moleiro (1905-1979), compositeur vénézuélien

Concert à La Havane, Cuba, 2009 :

http://www.etonnants-voyageurs.com/spip.php?article9650

En 1881 Nietzsche fait l’acquisition de ce tout nouveau ballon à écirre sur lequel il écrira désormais, sa vue ne lui permettant plus d’écrire à la main.

Il écrira notamment avec :

« Ce ballon à écrire est une chose comme moi :

Fait en acier et pourtant facilement tordu en route.

De la patience et du tact sont requis d’abondance pour s’en servir

tout autant que des doigts fins. »

SUJET DU BAC DE FRANÇAIS juin 2013

Robinson de Defoe à Chamoiseau

Interview d’Aimé Césaire sur les relations entre la France et la Martinique , et sur la créolité.

Césaire le Monde 12 avril 1994

http://www.lesmemoiresdesesclavages.com/memorial2a.html

Haïti (le haut pays)

Un petit geste pour eux.

« Yo » : musique Fred Désir, paroles Patrick Chamoiseau.

Version chantée en créole haïtien par Jocelyne Béroard avec Tabou Combo :

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