La pensée est ouverte de force à la lumière de l’Idée. Sortir, pour la pensée, c’est se retrouver éblouie par le pensable même.
L’intelligible est la passion de la pensée : cercle pathétique :
http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/platon/cousin/rep7.htm
Tristes tropiques, chapitre XXVIII :
Levi-Strauss_ecriture
« La relation du moi et de l’objet, cette relation sujet-objet dont il est tant parlé et que je considérais comme la plus universelle, n’est manifestement qu’une variante historique du rapport de l’homme à la chose, pour autant que les choses peuvent devenir des objets… et qu’elles le sont devenues avant d’avoir atteint leur état de chose. [...] Le projet mathématique et l’expérimentation sont fondés sur la relation de l’homme comme « moi » à la chose comme objet ».
Heidegger, Pour servir de commentaire à Sérénité
En voyant l’aveuglement et la misère de l’homme, en regardant l’univers muet et l’homme sans lumière, abandonné à lui-même, et comme égaré dans ce recoin de l’univers, sans savoir qui l’y a mis, ce qu’il y est venu faire, ce qu’il deviendra en mourant, incapable de toute connaissance, j’entre en effroi comme un homme qu’on aurait porté endormi dans une île déserte et effroyable, et qui s’éveillerait sans connaître où il est, et sans moyen d’en sortir. Et sur cela j’admire comment on n’entre point en désespoir d’un si misérable état. Je vois d’autres personnes auprès de moi, d’une semblable nature: je leur demande s’ils sont mieux instruits que moi, ils me disent que non; et sur cela, ces misérables égarés, ayant regardé autour d’eux, et ayant vu quelques objets plaisants, s’y sont donnés et s’y sont attachés. Pour moi, je n’ai pu y prendre d’attache, et considérant combien il y a plus d’apparence qu’il y a autre chose que ce que je vois, j’ai recherché si ce Dieu n’aurait point laissé quelque marque de soi.
Pascal, Pensées