Catégorie : Livres
Présentation de l’éditeur
Biographie de l’auteur
Guillaume Pigeard de Gurbert : Agrégé et auteur d’une thèse de philosophie générale, il est professeur en classes préparatoires en Martinique.



Le point de vue des éditeurs
A partir d’œuvres d’art aussi diverses que La Mort aux trousses d’Hitchcock ou Othello de Shakespeare, ce court essai dévoile les faces cachées du « possible », qui bien souvent, dans les mains de l’artiste, quitte le domaine de l’imaginaire pour aller hanter les objets. Sans se départir de son exigence philosophique, l’ouvrage fait réfléchir le lecteur en usant des ressources du rire et de la peur, de l’amour et de l’ambition, bref de ces passions qui sont toutes sous l’emprise du sortilège du possible.
Voici donc un livre de philosophie aux allures de récit, qui conjugue fantaisie et originalité de sa pensée.
Guillaume PIGEARD DE GURBERT
Le mouchoir de Desdémone
Essai sur l’objet du possible
Un endroit où aller
Le cercle et la piste
« LE PHILOSOPHE parle de cercle, mais c’est un cirque qu’il a dans la tête. Sa pensée est une piste ouverte, à un certain endroit, par où entre le dehors qui se trouve là-contre. Du reste, Hegel ne dit jamais que la philosophie est un cercle, mais bien que c’est un cercle “revenant sur lui-même” et donc que c’est le mouvement de le fermer qui définit la philosophie et non le cercle tout tracé. Sa philosophie con siste précisément dans les efforts du concept pour refermer le cercle. Et, dans ce mouvement du cercle en train de se former, la philosophie affronte le risque que ce tracé rencontre en chemin des entraves qui l’empêchent de se fermer sur soi, qui le condamnent à l’inachève ment, à l’incomplétude, et qui le laissent de ce fait ouvert à toutes sortes d’intrusions étrangères. Il faut donc concevoir la philosophie non comme un cercle tout fait mais comme une piste, qui est un faux cercle : derrière le rideau se cache une ouverture qui brise le cercle apparent et ménage un accès au dehors. » (p.158-159)
« Contre la philosophie est une sorte de merle blanc dans la production d’aujourd’hui. En général, les philosophes s’installent d’emblée dans la philosophie comme si elle était déjà constituée, alors que Pigeard de Gurbert va à rebours, jusqu’au moment originel où «elle est menacée de ne jamais pouvoir exister» parce qu’elle affronte ce qui se donne à elle avant que cela soit changé en objet de pensée. »
Robert Maggiori, Libération
« Contre la philosophie n’est vraiment pas une critique de la philosophie mais un authentique exercice philosophique, profond et original, développant l’idée que la philosophie n’existe que par la rencontre de ce qui l’empêche. »
Robert Maggiori, Libération
ACTES SUD
Guillaume Pigeard de Gurbert
Contre la philosophie
Essai
« un endroit où aller »
Où l’on voit que la philosophie passe sa vie à affronter ce qui la menace de mort.
On a pris l’habitude de se représenter la philosophie comme une activité intellectuelle : l’activité de réfléchir, d’analyser, de questionner, en un mot l’activité de penser. Et de là, on s’est mis à en attendre des diagnostics, voire des solutions pratiques, politiques, morales, éthiques, écologiques… Ce qui invalide cette image commune de la philosophie comme acte de penser, c’est qu’elle l’installe d’emblée dans le cercle de la puissance de penser, en passant sous silence le fond d’impuissance ou d’impossibilité de penser qui fonde toute philosophie et constitue comme la griffe de la philosophie. Or, la philosophie n’est pas un cercle, qui est fermé par définition, mais une piste, qui est un cercle brisé, ouvert à un endroit, par où entre ce qui va contre la philosophie et qui la fait exister tout en l’exposant au risque de son inexistence. Ce livre introduit une « nouvelle figure : la philosophie comme art de la piste. » S’il s’intitule Contre la philosophie, ce n’est donc pas par provocation, mais pour attirer l’attention sur le fait que la philosophie ne commence jamais par elle-même, ne se fonde pas sur une décision de la raison ni une simple action de pensée, et ne baigne pas dans l’élément du concept comme le poisson dans l’eau, mais se trouve tout au contraire d’abord en présence d’un dehors de la philosophie sans lequel celle-ci n’existe tout simplement pas.
L’AUTEUR
Guillaume Pigeard de Gurbert, agrégé et docteur en philosophie, a déjà publié chez Actes Sud Le mouchoir de Desdémone, essai sur l’objet du possible (2001). Il enseigne la philosophie depuis une vingtaine d’années. Depuis 2004, il vit à la Martinique, où il a cosigné le Manifeste pour les « produits » de haute nécessité (Galaade, 2009). Il est par ailleurs l’auteur de 7 leçons philosophiques (Ellipses, 2008) et de l’anthologie Si la philosophie m’était contée, de Platon à Gilles Deleuze (Librio, 2000).









