Lithographie de Picasso imprimée chez Mourlot en 1945, avec 12 épreuves d’état.

La genèse de ce taureau d’une ligne racontée par Jean Célestin qui travaillait avec Picasso :

« Un jour Picasso commence donc ce fameux taureaux. Un taureau superbe. Bien dodu. Moi je trouvais que ça y était. Pas du tout. Deuxième état, troisième état et ça continue. Toujours dodu mais le taureau n’était plus le même… Il se met à diminuer de poids. Deschamps me dira ce jour là que Picasso enlevait plutôt qu’il ne rajoutait. Picasso faisait des découpures dans son taureau… Et à chaque fois on tirait une épreuve de la lithographie. A la dernière épreuve, il ne restait juste que quelques lignes. Je regardais Picasso travailler, il enlevait, il enlevait. Moi je me pensais au premier taureau. Et je ne pouvais pas m’empêcher de me dire : ce que je ne comprends pas, c’est qu’il finit là où normalement il aurait du commencer ! Mais lui il cherchait son taureau et pour arriver à son taureau d’une ligne, il lui avait fallu passer par tous les autres. » (source : www.michelfillion.com)