« Théétète a beau aller d’un pas ferme “vers la mathesis” (épi tas mathêseis, 144b), vers l’action de savoir, et traiter brillamment de la science, le problème de la philosophie lui cause une fatigue insurmontable. Toute la mathématique du monde n’y peut rien. La philosophie n’a donc d’autre recours que de s’occuper elle-même de son cas, qui la reconduit, on va le voir, au moment où son existence même n’est pas assurée. » Contre la philosophie, Avertissement, p. 7 (Actes Sud, 2010)
Théétète peut bien interroger l’essence de la science, puis traquer le sophiste, lorsque se présente enfin le problème de l’existence de la philosophie, notre jeune mathématicien disparaît. Ce problème-là échappe à la mathématique.