Un milliard d’humains souffre ou meurt de faim alors que nous disposons des moyens de nourrir tout le monde.

Seule l’organisation économique explique ce scandale. C’est donc elle qu’il faut changer de toute urgence. Cela commence par la reconnaissance de l’agriculture et du traitement de l’eau potable comme biens inaliénables des peuples du monde. Il faut dénoncer l’aberration qui conduit à les considérer comme de simples secteurs économiques parmi d’autres. Jean Ziegler analyse cette géopolitique de la faim dans son dernier livre et parle de Destruction massive (éd. du Seuil, 2011).

Cela passe ensuite par l’organisation de réseaux de résistance et de solidarité à l’échelle de la planète. Un tel réseau existe : il s’appelle Via campesina et ceinture la terre par le sud, de l’Amérique latine à l’Indonésie via l’Afrique :

http://video.viacampesina.org/

Ce qu’on appelle la « mondialisation » désigne en réalité une masse de flux à sens unique qui sacrifie l’intérêt général au profit d’intérêts privés : les matières premières (coton, café, caoutchouc, tabac, pétrole, uranium, jeunes sportifs) du Sud sont achetées à bas prix par les multinationales (Total, Areva, Cargill, Philip Morris…) et les Etats du Nord (équipes nationales de foot) qui en assurent la transformation en produits finis à forte valeur ajoutée.

En sorte que le défi est de réaliser la mondialisation c’est-à-dire de créer des échanges réciproques, équitables et coordonnés au bien commun.

Article à lire via Mediapart :

http://blogs.mediapart.fr/blog/guillaume-pigeard-de-gurbert/020112/realiser-la-mondialisation