Le pathématique : si les mathémata sont les objets sus ou pensés, produits de l’activité de la pensée, les pathémata désignent les données que la pensée subit, enregistre à son insu sans avoir encore pu les élaborer pour les acclimater à elle et qui, de ce fait, la neutralisent. Le pathématique désigne l’expérience vivante que chaque philosophie fait de sa mort commencée.

La pathématique : si la mathématique s’occupe de la pensée en tant qu’agent, la pathématique se préoccupe donc de la pensée en tant que patiente.

(extrait de Contre la philosophie, Actes Sud, 2010)