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Soirée littéraire avec Chamoiseau sur La matière de l’absence

Conférence « L’espace de la peinture »

Martinique, mars 2015

1ère partie : Hegel, la suppression du spatial

2ème partie : Picasso, le cubisme : l’espace temporalisé, simultanéité des profils /Cézanne l’espace de la peinture

La mesure

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ENS Ulm 2017 directives pour l’été

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Footit-Chocolat vs le trio Fratellini

Au duo initié par Footit et Chocolat du clown blanc opposé à l’auguste comme le père au fils, les Fratellini substituent un trio de frères composé d’un clown blanc et de deux augustes (cf. P. R. Lévy, Les Fratellini, Actes Sud, 1997).

Ce trio permet de penser la fraternité en tant que telle, comme relation horizontale de frère à frère, délestée de la tutelle verticale de toute figure paternelle, comme j’en avais fait la remarque à R. Debray venu présenter son livre sur “le principe fraternité” en Martinique pour les 20 ans du prix Carbet : tous les frères qu’il mentionnait se définissaient par la dépendance du père. Les apôtres étaient son archétype.

Aujourd’hui je dirais, inspiré par la redécouverte par Kant de la simultanéité comme mode du temps, que la relation au père dépend de la succession et fixe une généalogie qui va du passé vers le présent, les frères descendant du père, alors que les frères sont les uns pour les autres des contemporains qui existent en même temps dans une relation réciproque de simultanéité.
Aussi bien la relation de fraternité relève-t-elle des vertus politiques du contemporain : je ne passe pas avant l’autre (domination de type coloniale), l’autre ne me précède pas (relation éthique : Levinas), nous sommes des contemporains (relation politique : laïque ?).
Le cirque aussi est chose sérieuse, et le clown, sous ses airs de pitre inoffensif, est tout aussi armé que guignol. Un clown, un guignol, un charlot : il faut savoir deviner la charge de contestation qui se trame derrière ces rebuts dont la société se moque sans se douter que le rire est une arme à double tranchant.

Tournier a rejoint Vendredi sur l’île perdue des philosophes

« … je me définis volontiers comme un contrebandier de la philosophie enveloppant les concepts de Platon, de Kant et de Spinoza dans un manteau d’images enfantines. »

Le Spectre du possible paraît en mars 2016 chez Kimé.

La révolution kantienne du temps

La révolution kantienne du temps

http://www.humanite.fr/la-revolution-kantienne-du-temps-592325

Philosophe Stéphane Floccari

Jeudi, 10 Décembre, 2015

L’Humanité

L’auteur tient à réaffirmer que c’est le temps qui prime sur l’espace.

Photo : AKG-Images/ RIA Nowosti

« Kant et le temps », de Guillaume Pigeard 
de Gurbert. La temporalité est aussi ce qui fait que les choses adviennent simultanément. 
L’ouvrage annonce une philosophie de l’espace libérée de toute dépendance au temps.

Guillaume Pigeard de Gurbert, professeur de philosophie en première supérieure (la fameuse khâgne), signe un ouvrage qui fera date dans ce que, reprenant la formule de Kant, il appelle « l’histoire philosophante de la philosophie ». Il offre une suite originale à Contre la philosophie (Actes Sud, 2010), un livre ­remarquable rédigé il y a quelques années de cela (1). Quoi de commun entre la lutte interne et originaire de la philosophie contre sa propre existence et la question du temps ? A priori, pour parler encore kantien, rien.

Un deuil et une rencontre, un bonheur et un malheur

Dans la première de ses trois Critiques (de la raison pure en 1781 et 1787, qui précède celle de la raison pratique en 1788, puis celle de la faculté de juger en 1790), Kant ne s’est pourtant pas contenté de formuler, dans la préface de la seconde édition, la célèbre « révolution copernicienne », soit la reconnaissance du caractère central de la subjectivité dans la connaissance humaine. Il en a aussi accompli une. Il a renouvelé ainsi une ­réflexion qui remonte aux apories antiques soulevées par ­Aristote et par saint Augustin dans leurs traités du temps (le livre IV de la Physique et le livre XI des Confessions), selon Guillaume Pigeard de Gurbert.

La thèse de ce dernier est que les prédécesseurs de Kant (Locke, Leibniz, Berkeley et Hume) ont un point commun : ils ont tous réduit le temps à la seule succession. Ce faisant, ils ont tout bonnement oublié la simultanéité et la permanence. Outre la succession (la pluie après le beau temps), le temps est aussi ce qui fait que les choses adviennent en même temps (un deuil et une rencontre, un bonheur et un malheur) et qu’elles durent (un chagrin, une maladie ou un concert). La permanence de la durée est d’ailleurs plus fondamentale que la succession et la simultanéité, si l’on y songe, puisqu’elle les conditionne et qu’elle manifeste le primat de la substance sur les accidents.

Ce n’est pas un concept comme un autre

Impossible de continuer, avec Aristote, de réduire le temps à la seule relation de l’antérieur et du postérieur. Ni, à la manière de Bergson, de rejeter la simultanéité du côté de la simple juxtaposition spatiale. Ni, enfin, de jargonner vainement en évoquant le « spatio-temporel », en oubliant que c’est le temps qui prime sur l’espace. L’intérêt du travail de Pigeard de Gurbert excède la seule compréhension du temps. Ne pouvant être ni perçu ni conçu, le concept de temps n’est pas un concept comme un autre. Il contraint à penser ce qui est hors de tout concept. L’ouvrage annonce une philosophie de l’espace libérée de toute dépendance au temps. On attend avec impatience de pouvoir la lire et de s’engager dans une perspective déjà ouverte depuis le précédent ouvrage d’un auteur appelé à rester, plus que dans nos bibliothèques, dans nos mémoires.

Kant et le temps, de Guillaume Pigeard de Gurbert. Éditions Kimé, 134 pages, 15 euros.

(1) Lire l’Humanité du lundi 12 juillet 2010.

Les attentats de Paris vus par Descartes

« ceux qui, croyant être dévots, sont seulement bigots et superstitieux ; c’est-à-dire qui, sous ombre qu’ils vont souvent à l’église, qu’ils récitent force prières, qu’ils portent les cheveux courts, qu’ils jeûnent, qu’ils donnent l’aumône, pensent être entièrement parfaits, et s’imaginent qu’ils sont si grands amis de Dieu qu’ils ne sauraient rien faire qui lui déplaise, et que tout ce que leur dicte leur passion est un bon zèle, bien qu’elle leur dicte quelquefois les plus grands crimes qui puissent être commis par des hommes, comme de trahir des villes, de tuer des princes, d’exterminer des peuples entiers, pour cela seul qu’ils ne suivent pas leurs opinions. » DESCARTES

Hommage à Deleuze, disparu le 4 novembre 1995

Retour sur la question « Qu’est-ce que la philosophie ? » (ou le problème tu)

http://blogs.mediapart.fr/blog/guillaume-pigeard-de-gurbert/201015/hommage-deleuze

Altesse ? Pardi !

https://www.youtube.com/watch?v=oZLrHMyvrUs&feature=youtu.be

Culture et politique : demain le monde

https://vimeo.com/114225477

Plan

Péri psuchês_plan

Science gratuite

Aristote, La Métaphysique (livre A, chap. 2) : «Parmi les sciences, celle que l’on choisit pour elle-même et à seule fin de savoir est considérée comme étant plus vraiment Sagesse que celle qui est choisie en vue de ses résultats.»

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Foucault, le devoir de savoir

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